Sortie du Cahier de l'Iroise n°246

Publication

Mise à jour le 22/06/2026

Le nouveau Cahier de l'Iroise, publication de la Société d'Etudes de Brest et du Léon, consacré à René Le Bihan et Marie-Renée Chevallier-Kervern est paru mardi 16 juin.

Couverture du numéro 246 des Cahiers de l'Iroise
Le numéro 246 des Cahiers de l'Iroise

Ce numéro est dédié à deux étonnantes personnalités : le conservateur René Le Bihan (1937-2025) et l’artiste Marie-Renée Chevallier-Kervern (1902-1987). 

Parfois impertinent, souvent roublard, toujours malin, usant d’un cinglant second degré, auteur de formules assassines, René Le Bihan était avant tout un amateur, au sens noble du terme. Un amateur doublé d’un érudit aux connaissances profondes, parfois stupéfiantes – mais comment faisait-il donc pour retenir tout ce savoir encyclopédique ? Comme le dit avec fraternité Yves Plusquellec, il avait « l’œil absolu ». Grâce à cela, il a pu découvrir des artistes méritant d’être exposés, il a su dénicher, parfois dans des circonstances absolument rocambolesques, de véritables chefs-d’œuvre de la peinture, notamment classique ou du courant symboliste. Avec rigueur, opiniâtreté, il a surtout su doter le musée de sa ville natale d’une collection de premier plan.

L'artiste brestoise, Marie-Renée Chevallier-Kervern a débuté par la création de gravures imagées montrant pardons et scènes rurales observés dans les campagnes léonardes durant son adolescence, poussée par un « élan vers l’universel », elle passa d’une peinture riche de réminiscences d’abord nabis, puis fauves et cézaniennes, à des compositions totalement abstraites, avant de « peindre » avec des lambeaux de tissus savamment déchirés et découpés pour créer ses fameuses « étoffes cousues » – qu’elle considérait comme des tableaux à part entière et qui aujourd’hui encore nous interrogent.
En vente en librairie ou sur le site de la SEBL